Sur une peau noire ou métissée, une cicatrice se remarque souvent plus vite, parce que le contraste est plus fort. Et ce contraste peut aller dans les deux sens.

Deux cas de figure

Dans le premier, la cicatrice est plus foncée que le reste de la peau, presque brune ou violacée. On parle d’hyperpigmentation. Dans le second, elle est plus claire, parfois presque blanche. Sur une peau foncée, ce blanc-là se voit énormément.

Et il y a un troisième sujet, qui ne se règle pas avec des pigments : les cicatrices épaisses ou en relief, comme les chéloïdes. Elles sont plus fréquentes sur peau foncée. Dans ce cas, je vous demande d’abord l’avis d’un médecin ou d’un dermatologue, et je ne fais rien sans.

Pourquoi ce n’est pas la même technique

Pour une cicatrice plus claire, on dépose une teinte proche de votre carnation, et on avance par petites touches. Pour une cicatrice très foncée, c’est plus délicat. On ne peut pas simplement mettre par-dessus la couleur de votre peau, elle ressortirait grise ou ternie. Il faut d’abord neutraliser la zone, travailler la teinte, puis remonter vers votre ton.

Le choix du pigment compte énormément. Le nuancier doit être assez large pour couvrir les peaux les plus foncées, avec les bons sous-tons : plus chauds, plus rouges, plus bruns. Une teinte « presque bonne » ne suffit pas.

À quoi vous attendre

Souvent, il faut une séance ou deux de plus que sur une peau claire, et un peu plus de patience entre chaque. Je préfère vous le dire dès le début plutôt que de vous promettre un résultat rapide.

Comme pour toutes les peaux, la cicatrice doit être ancienne et stable. Si vous avez un doute, envoyez-moi une photo à la lumière du jour, sans filtre. C’est comme ça que je vois le mieux.

Pour aller plus loin. Sur les cicatrices chéloïdes, qui demandent un avis médical, vous trouverez une présentation dans La Revue du Praticien. Pour les soins du quotidien : conseils pour soigner une cicatrice. Et sur le blog : les vergetures sur peau noire.