Cicatrices : ce que les femmes vivent au quotidien
Une cicatrice ne se voit pas que sur la peau. Elle change la façon de s'habiller, de se baigner, de se montrer. Ce que j'entends le plus souvent en cabine.

Quand quelqu’un me parle de sa cicatrice, il y a presque toujours une histoire avant la cicatrice. Une césarienne, un accident de voiture, une tumeur retirée, une opération qu’on n’avait pas choisie. Et puis la cicatrice reste, longtemps après que tout le reste est réglé.
On s’habille autour
C’est ce qui revient le plus. Pas de maillot une pièce échancré, pas de débardeur, pas de robe dos nu. Certaines femmes me disent qu’elles n’ont pas mis de bikini depuis dix ans. D’autres gardent un t-shirt à la piscine, même quand il fait trente degrés, pour ne pas avoir à expliquer.
Le pire, ce sont les questions. « Tu t’es fait quoi ? » dit sur un ton léger, par quelqu’un qui n’imagine pas ce que ça remue. Répondre, encore et encore, à des gens qu’on connaît à peine.
L’intimité, les photos, le miroir
Il y a aussi ce qu’on ne dit pas à tout le monde. Se déshabiller devant quelqu’un, c’est un moment. Certaines éteignent la lumière. D’autres évitent les photos de vacances, ou se placent toujours du même côté.

Le miroir, lui, ne ment pas. On passe devant chaque matin, et chaque matin on revoit la même ligne. Ce n’est pas de la coquetterie. C’est un rappel quotidien.
Ce que le camouflage change (et ce qu’il ne change pas)
Je ne fais pas disparaître une cicatrice. Je dépose dans la peau des pigments choisis pour se rapprocher de votre teinte, de façon à ce que la cicatrice se remarque beaucoup moins. En général il faut quatre à cinq séances, espacées de quelques semaines.
Ce qui change, ce sont des gestes tout simples : enfiler une robe sans réfléchir, aller à la plage, ne plus surveiller la manche qui remonte. Beaucoup de mes clientes me disent que le plus fort, c’est d’oublier qu’elles y pensaient tout le temps.
Si vous hésitez, envoyez-moi une photo de votre cicatrice. Je vous dis honnêtement ce qu’on peut espérer, et si le moment est le bon.
Pour aller plus loin. Pour comprendre comment une cicatrice se forme et évolue, le CHUV (hôpital universitaire de Lausanne) propose des conseils pour soigner une cicatrice. Sur ce blog : les cicatrices après un lifting et celles d’une abdominoplastie.